Publié le 19 Décembre 2025

L’année 2025 a été une période de profondes transformations pour le diagnostic énergétique, imposant aux propriétaires, bailleurs et professionnels de nouveaux standards qui ont profondément modifié les pratiques du secteur. Les différentes lois et règlements adoptés cette année ont contribué à renforcer la qualité des biens immobiliers et à accélérer leur transition vers plus de performance énergétique. Voici un tour d’horizon des évolutions majeures apparues en 2025.
Depuis 2025, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) s’est imposé au cœur de toute transaction immobilière. Sa durée de validité reste de dix ans, mais les règles d’éligibilité selon la date d’émission ont été précisées :
En conséquence, l’ensemble des documents d’efficacité énergétique tirés des anciennes réglementations ne peuvent plus être utilisés et doivent être mis à jour pour toute vente ou location.
En 2025, la demande d’autorisation préalable à la location de meublés de tourisme nécessite la présentation d’un DPE à jour. Sur sollicitation municipale, ce diagnostic doit prouver que le logement respecte des niveaux de performance minimum, qui seront progressivement renforcés :
Ce calendrier incite les propriétaires à effectuer rapidement les travaux nécessaires pour maintenir leur activité.
Dorénavant, toutes les maisons et immeubles en monopropriété présentant une étiquette énergétique E doivent faire l’objet d’un audit énergétique, s’ajoutant ainsi à l’obligation déjà effective pour les biens classés F et G. Ce bilan, valable cinq ans, oriente les propriétaires vers des choix de rénovation adaptés et contribue à la lutte contre les passoires énergétiques.
L’an dernier, la réalisation d’un DPE collectif était déjà imposée aux grandes copropriétés de plus de 200 lots et à tous les ensembles immobiliers en monopropriété. En 2025, cette exigence s’applique également aux copropriétés comprenant entre 50 et 200 lots, tous types d’usage confondus. Cette vision globale simplifie la priorisation de travaux pour l’amélioration de l’isolation et du confort thermique.
Le Projet de Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT) s’est, de son côté, imposé à toutes les copropriétés de plus de 15 ans, qu’il s’agisse d’habitations principales ou mixtes. Depuis 2025, même les copropriétés de moins de 51 lots doivent établir un PPPT, rejoignant ainsi celles de plus grande taille déjà concernées. Cette démarche favorise l’anticipation des investissements nécessaires à la pérennité et à la valorisation des immeubles, avec une attention accrue aux travaux de rénovation énergétique.
Autre innovation notable?: les ERP (États des Risques et Pollutions) intègrent depuis cette année l’obligation de débroussaillement pour les terrains exposés aux risques d’incendie. Cette mesure vise à renforcer la protection des propriétés et des personnes, notamment dans les régions où la prévention des feux de forêt devient un enjeu crucial.
Face à cette accélération des réformes, la mission des experts de l’immobilier consiste davantage à informer, conseiller et accompagner les propriétaires dans leurs démarches afin d’assurer la conformité réglementaire de leur patrimoine. La nécessité d’avoir des diagnostics fiables et à jour a permis de fluidifier le marché et de renforcer la sécurité juridique lors des transactions. Ces nouveaux défis exigent une veille technique constante et une montée en compétences de l’ensemble des acteurs du diagnostic et de la gestion immobilière.
L’année 2025 marque une étape essentielle vers une filière immobilière plus responsable et durable. Les multiples ajustements légaux témoignent d’une volonté de structurer le marché, de favoriser les économies d’énergie et d’assurer un meilleur niveau de sécurité à tous les niveaux. Les professionnels devront poursuivre leur mobilisation pour accompagner ces évolutions et répondre aux exigences croissantes du secteur.